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Personnaliser
Retour Article   -   Ajoutée le 14 juillet 2019   -   0 commentaire

Maltraitance infantile ne restez pas désarmé(e) !

On vous en parle ici !

REPÉREZ LES SIGNAUX D’ALERTE

Vous devez être capable de reconnaitre les signes de maltraitance ce qui n’est pas toujours facile. Dans le tableau suivant nous avons regroupés 3 grands types de maltraitance. En tant que professionnel vous devez vous efforcer de distinguer la différence entre une situation ponctuelle explicable non-maltraitante et des signaux de maltraitance nécessitant de lancer une alerte.

Par exemple : une présence d’hématomes peut être simplement due à une chute à vélo. Tous les signes décrits dans le tableau peuvent ou ne pas être des situations de maltraitance. Bien souvent c’est l’explication de l’événement qui vous permettra de faire votre opinion…crédible ou pas crédible ? avez-vous été convaincu ?

                                                                

Le changement de comportement d’un enfant doit augmenter votre vigilance. Même si les enfants savent eux aussi raconter des fables, leurs mots doivent toujours être écoutées avec attention  

ATTENTION AUX MASQUES 

Le repérage de ces éventuels signes est encore complexifié par des masques, qui cachent la réalité maltraitante :

  • La peur : l’agresseur menace souvent de représailles en cas de révélation des maltraitances 
  • L’irritabilité : cette réaction peut également gêner la communication avec l’entourage
  • Le mutisme, l’apathie : l’enfant peut se désintéresser de l’école, de ses copains, de ses activités, et les occasions d’échanges qui permettraient de déceler la situation sont alors moins nombreuses
  • La culpabilité : l’enfant peut croire qu’il est responsable de la violence qu’il subit, il a honte

BON A SAVOIR

Le maltraitant d’un enfant n’est pas toujours un adulte. Il peut s’agir de situation de harcèlement par un autre mineur.

Le maltraitant peut-être indifféremment un homme ou une femme. 

La majorité des agresseurs sont des personnes aimables, inspirant plutôt confiance. Ils sont souvent proches de l’enfant et appartiennent à son entourage immédiat ou même à son milieu familial. Il n’existe pas une tête de maltraitant type. 

Un enfant victime n’exagère jamais les faits. Au contraire, il a tendance à les minimiser. 

Les enfants maltraités comme leurs agresseurs appartiennent à tous les milieux sociaux.


 Que faire en cas de soupçons 

  • Cherchez les changements de comportements de l’enfant.
  • Parlez avec d’autres personnes de son entourage 
  • Renforcez la relation de confiance, efforcez-vous de le faire parler
  • Demandez-lui de l’aide, il sera plus à l’aise pour vous en demander ensuite. 

A NE PAS FAIRE

Vous devez vous abstenir de trop réagir devant l’enfant, vous l’inquièteriez

N’inventez pas, n’imaginez pas à la place de l’enfant restez factuel.

Ne promettez pas de garder le secret.

Ne contactez surtout pas les parents lorsqu’il s’agit de maltraitance au sein du milieu familial.

Ne Transformez pas l’entretien en interrogatoire

Ne dites jamais à l’enfant que ce n’est pas grave.

Quand l’enfant vide son sac

Laissez-le parler
Dites-lui que vous le croyez
S’il se sent coupable dites-lui que ce n’est pas de sa faute
Félicitez-le d’en parler.
Prévenez-le avant d’en parler à une autre personne.

Où pouvez vous trouver de l’aide ?

Le 119 – Service National d’Accueil Téléphonique de l’Enfance en Danger

Le 119 est un numéro gratuit, dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être, et géré par « le Service National d’Accueil Téléphonique de l’Enfance en Danger ». Vous trouverez à ce numéro 50 écoutants professionnels de l’enfance se relaient pour répondre à vos appels.

LE DOUTE

Si vous avez des doutes contacter le 119. Votre interlocuteur saura évaluer la situation qui vous préoccupe. Il vous donnera les conseils appropriés 

QUELQUES SITUATIONS SIGNIFICATIVES 

Vous avez été ou pensez avoir été témoin : 

  • De situations impliquant des enfants exposés au racket, au harcèlement
  • De conflits ou des violences parentales,
  • Des contenus médiatiques violents ou sexuels
  • D’enfants délaissés.

 QUE FAIT LE 119

Pour commencer il vous écoute et plusieurs situations sont possibles : 

  • Quand votre interlocuteur ne repère pas de danger, il vous rassure.
  • Dans le cas contraire, il rédige un compte-rendu qui est transmis rapidement à la Cellule de Recueil des Informations préoccupantes (CRIP) du département, qui suivra le dossier. Ce compte-rendu porte le nom d’Information Préoccupante.
  • Si la situation nécessite une mise à l’abri immédiate de l’enfant, votre interlocuteur contacte sans délai les services de première urgence pour intervention (et prévient la CRIP).

APRES VOTRE APPEL

  • Le responsable de la CRIP mobilise les services sociaux du département pour évaluer en détail la situation de l’enfant. Plusieurs professionnels (travailleurs sociaux, puéricultrices, médecins de PMI…) peuvent intervenir auprès de la famille afin de vérifier si le mineur concerné est en danger ou en risque de l’être, et si besoin, proposer l’aide appropriée (suivi de proximité, aide éducative à domicile…). Dans certains cas, l’intervention de ces services départementaux est suffisante.
  • Lorsque le mineur est en danger au sens du Code Civil et que sa famille refuse toute intervention, la CRIP adresse un signalement au Parquet. Le Juge des Enfants peut alors être saisi et ordonner la mesure appropriée (par exemple, le placement de l’enfant).

L’appel au 119 est confidentiel. Toutefois, l’anonymat peut être levé à la demande d’un juge. Le numéro de téléphone utilisé pour l’appel est alors relevé. Votre témoignage doit être sincère, et motivé uniquement pour le bien de l’enfant.

ATTENTION

Ne pas porter secours à un enfant (comme à toute personne) alors que vous pouvez le faire ou ne pas signaler une situation de maltraitance dont vous avez connaissance peut vous placer dans une situation de non-assistance à personne en danger, répréhensible par la Loi.

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